Dry Martini







Contexte



Crée en 1908, à ne pas confondre avec le « Vodka martini », cette recette a été mise au point sur la base du « Martini ». Elle devient très populaire pendant la prohibition (1920-1933) grâce à la production grandissante du Gin, plus rapide à produire que le whisky. C’est finalement dans les années 1960 que la révolution de ce cocktail eut lieu grâce au cinéma, dans sa version vodka (ou pour une variante créée pour l’occasion, le Vesper, qui associe gin et vodka), il est également la boisson favorite de James Bond, qui l’aime « au shaker, pas à la cuillère » (« shaken, not stirred »). Moultes variantes existent aujourd’hui…



En Italie et dans la plupart des pays d’Europe, un client demandant un martini au bar se verra souvent offrir un Vermouth Martini. Ce n’est pas le cas aux États-Unis, où cette marque d’apéritifs est connue sous le nom de « Martini & Rossi ». Un vermouth de cette marque peut entrer dans la composition du cocktail (on choisira alors la version Extra Dry), mais la gamme proposée par Martini ne comprend pas de cocktail tel quel.
Pour éviter la confusion, le cocktail est parfois appelé « Dry Martini » en Europe. Il faut cependant savoir qu’un « Dry Martini », ou « martini sec », peut aussi désigner une variante plus alcoolisée du cocktail où la dose de vermouth est réduite.



Ce cocktail consiste à sublimer un bon gin. Il se doit d’être le plus frais possible, tout en étant sec… afin de laisser son arôme se libérer. Il faut donc que les cocktail ne traîne pas dans le verre à mélange avec les glaçons. Certains puristes recherchent le martini le plus sec possible, a tel point que Winston Churchill affirmait qu »un regard vers la bouteille de vermouth » était suffisant. Le cinéaste Luis Buñuel se contentait quant à lui de mouiller les glaçons de vermouth sans le mélanger au gin.



Le martini est couramment associé à des personnalités telles que Truman Capote, Ernest Hemingway, Cary Grant, Franklin Delano Roosevelt et Winston Churchill, qui ont publiquement déclaré leur goût pour ce cocktail.
Attention, boisson puissante : Dorothy Parker avait l’habitude de dire : « J’adore boire un ou deux dry Martini, avec trois je suis sous la table, avec quatre je suis sous mon hôte. »
Pour la petite anecdote, en Afrique, sur le tournage d’ »African Queen », tous les membres de l’équipe se plaignait des piqûres de moustiques sauf Humphrey Bogart. Son secret fut révélé par John Huston: « Dans la première partie de la nuit, il était tellement imbibé de Dry Martini qu’il ne sentait rien, ensuite de quoi, les moustiques étaient tellement bourrés qu’ils étaient bien incapables de piquer qui que ce soit… »







Composition du Dry Martini



Les proportions usuelles sont de 1/5 de vermouth blanc sec et 4/5 de gin. La boisson est servie dans un verre à cocktail (appelé aussi verre à martini), accompagnée d’un zeste de citron ou d’une olive verte. De la vodka est parfois utilisée en lieu et place du gin, pour faire un martini-vodka. Traditionnellement, le cocktail est remué à la cuillère et non au shaker, pour mélanger les ingrédients sans rendre le liquide « trouble ».



Et maintenant, le faire…



Dans un verre à mélange, verser le vermouth 1/5 et le gin 4/5. Remplir de glaçons au 2/3 et frapper rapidement avec la cuillère à mélange. Verser en retenant les glaçons dans un « verre à Martini » frais et décoré d’une olive piquée d’un bâton au fond du verre. Si c’est un petit oignon, c’est un « Gibson » ! Selon les goûts, ajouter un zest ou une écorce de citron.







Bonne dégustation !