Surf



Le surf ou la planche à vague est un sport qui consiste à glisser sur les vagues, ondes de surface, en bord de mer, debout sur une planche. Le surf se pratique sur des spots càd des plages baignées par de de petites ou grosses vagues au caractèristiques adaptées.
Les adeptes de ce sport sont les surfeurs (ou les aquaplanchistes, hahaha).
Avant de devenir un sport, le surf était une discipline réservée au prétendant au trône.



History



La légende dit…





















Le capitaine James Cook a 50 ans quand il jette l’ancre de son navire aux Iles Sandwich (Hawaii) en 1778. Sa troisième expédition au service de la marine royale anglaise a commencé deux ans plus tôt et, sur la route du retour, il mouille dans cette baie de Kealakekua.
L’explorateur reconnaît le même type d’indigènes qu’il avait rencontrés lors de sa seconde expédition dans le Pacifique, aux Iles de la Société (Tahiti). Il remarque qu’eux aussi s’adonnent au plaisir des vagues. Ces Polynésiens des Iles Sandwich ne chevauchent pas la houle seulement en canoé mais aussi sur ces longues planches, taillées selon tout un rituel dans le tronc d’un arbre. Allongés dessus, ces natifs franchissent la barre d’écume et, avec une adresse inouïe, reviennent sur la rive debout sur leur embarcation. Ils se livrent même, par cette confrontation avec l’océan, à des duels où le meilleur acquiert ainsi un haut rang au sein de la communauté.



Cook découvre ce « He e’nalu » (qu’on peut traduire par « glisser sur la vague et se fondre avec elle ») dont la pratique nourrit les légendes traversant, depuis des siècles, l’histoire orale de cette société polynésienne hawaïenne.
Ce qui deviendra quelques 150 ans plus tard le plaisir personnel d’individus parsemés dans le monde, est ici un élément constitutif de la vie et de l’organisation de cette communauté insulaire. Une vie que l’Europe des conquêtes, sous couvert d’exploration, compte bien coloniser. Sans doute parce qu »‘il voulait trop le bien » de ces indigènes, Cook ne retrouvera jamais la terre maternelle. Ces derniers l’assassinent en 1779.





























La découverte des Iles Sandwich marque le début du déclin d’une société se perpétuant depuis la nuit des temps autour de la prodigalité de la nature et de sa beauté. L’Europe colonisatrice ne peut accepter la vérité polythéiste d’une telle nudité. Les missionnaires sévissent et élèvent ce peuple au jugement de Dieu. Maladies importées aidant, ces Hawaïens au nombre de 300 000 quand Cook débarque, ne sont plus que 40 000 en 1893. Quant au He e’nalu il n’est à l’orée du XXe siècle que la pratique éperdue de quelques irréductibles indigènes.




L’histoire du surf prend aussi naissance à Hawaï puisque ce sont les premiers à avoir médiatiser ce sport. Lors des colonisations par les américains, au XIXe siècle, le surf est interdit par les missionnaires car il est considéré comme acte de dépravation (les hawaïens le pratiquaient presque nus…).



















Ce n’est seulement qu’en 1900 que le surf réapparut à Hawaï sous l’impulsion de Duke Kahanamoku, champion olympique de natation et surtout star du show biz. Il fait des démonstrations en Californie (1912) puis en Australie (1915). Cela donne une nouvelle impulsion au surf.
























Au début, les hawaïens surfaient sur des planches faites en bois ou en écorce d’arbres (séquoia,..) qui pesaient presque 50 Kg. C’est à partir des années 30 qu’apparaissent des planches plus légères permettant au surf de devenir un sport populaire.













Un des pionniers de l’histoire du surf, Tom Blake, originaire de l’état du Wisconsin aux USA, découvre le surf durant une des tournées de Duke Kahanamoku et de ses camarades hawaïens en 1920. Duke organisait des démonstrations pour faire découvrir le surf, paddleboard, canoë……
Tom Blake rencontra donc Duke et devient mordu des sports aquatiques hawaïens et il décida d’y consacré sa vie en partant pour Hawaï en 1924. Tom Blake était un très bon surfeur et rameur, mais il était aussi très ingénieux.
Tom Blake trouvait les planches de surf trop lourdes donc il réfléchit à un système qui pourrait les alléger. Et là, il eut l’idée magique de la Hollow Board, le principe consiste à prendre une grande planche qui est taillée avec la forme d’un surf, et après il faut faire une centaine de trous et recouvrir le tout de contreplaqué.Après la guerre, Bob Simmons et Ricky Quigg façonnent une planche formée de contreplaqué et de balsa, l’aileron apparaît aussi pour la première fois, cela permet de surfer en travers de la vague.










La légende dit aussi qu’en France, Adrien Durupt, architecte et ingénieur ayant travaillé avec Gustave Eiffel, ayant parcouru le monde dans le cadre de son travail, serait le premier surfeur.
Il serait, entre autres, passé en Californie en 1907, d’où il aurait rapporté une planche de surf et se rendait régulièrement en voilier sur Baguenaud, près de la Baule, pour surfer.







En 1957, le surf est réimporté en France, via la production du film d’Henry King, Le soleil se lève aussi, par l’intermédiaire du fils du producteur Dick Zanuck ainsi que du scénariste Peter Viertel présents pour le tournage. Ce dernier, qui, lors d’un séjour (de repérage certainement) à Biarritz, remarqua les vagues et se fit envoyer une planche de Californie.
Joël et Arnaud De Rosnay contribuèrent au début des années 1960 à la promotion de ce nouveau sport à Biarritz sur la plage de la Côte des Basques accompagnés par quatre grands surfeurs : Barland, Rott (créateurs de Longboard), Jo Moraiz et Reinhard.



Les premiers championnats de France eurent lieu en 1960 et la fédération française est créée en 1964 ; elle compte aujourd’hui 37 500 licenciés. La première école de surf est ouverte en 1966 à Biarritz.



La planche de surf (shape)



La plus ancienne planche de surf connue à ce jour a été découverte en 1905 à Ko’Okena, sur la grande île d’Hawaii, à l’intérieur d’un tombeau. Les archéologues pensent qu’il s’agissait de la sépulture d’une « cheffesse » nommée Kaneamuna, qui régnait au début du XIVe siècle. Fabriquée dans le bois de l’arbre à pain, cette planche fut retrouvée en parfait état de conservation.
Les planches de surf sont aujourd’hui généralement réalisées en résine polyester, fibre de verre et âme synthétique (pain de mousse polyuréthane et résine polyester).
Les longboards (ou planches longues) sont les descendants modernes des premières planches apparues et descendent d’une longue tradition hawaiienne.
Les shortboards (ou planches courtes) sont apparues dans les années 1960-1970. Plus légères, plus effilées au niveau du nez, plus fines, elles sont beaucoup plus maniables et offrent une liberté beaucoup plus importante au surfeur dans sa trajectoire et les figures qu’il peut réaliser.
Les artisans qui fabriquent les planches de surf sont les shapers (littéralement « façonneurs » en français), ainsi que les glasseurs qui eux font le travail de stratification, certains shapers font également le glass.
On parle de shape, pour désigner la forme de la planche. Avec l’arrivée de nouvelles technologies et l’évolution, il existe maintenant un grand nombre de shapes différents.



Les vagues
La pratique du surf nécessite de bonnes conditions de vagues. Ces bonnes conditions de vagues ne peuvent être acquises que par de bonnes conditions de vents ou de houle, qui peuvent varier selon les spots. Il existe trois sortes majeures de vagues :
> les vagues creuses
> les vagues molles
> les vagues de petite houle (que l’on pourrait qualifier de flat).
Les vagues creuses sont les préférées des shortboarders mais aussi des utilisateurs de mini-malibu. Les vagues creuses sont les vagues les plus puissantes mais pas forcément les plus grandes. En effet, certaines vagues que l’on peut qualifier de creuses sont bien plus puissantes qu’une vague molle de la même taille.



Pratique et technique



Surfeur regular en frontside sur une droite
Le surfeur se tient généralement allongé à plat ventre sur sa planche, les bras de part et d’autres. Il rame (comme en crawl) quand il repère une vague qu’il souhaite surfer afin d’acquérir une vitesse suffisante pour que la vague puisse l’emporter. Quand il sent la vague le soulever, il rame plus rapidement puis pousse avec ses mains, et s’appuie sur son bras droit (ou gauche) pour se redresser en avant dans la bonne direction. En même temps qu’il redresse son buste, sa jambe gauche (pour un regular) ou droite (pour un goofy) vient se placer devant et sa jambe droite (ou gauche) à l’arrière de la planche. Il adopte une posture penchée sur ses jambes fléchies. Une fois debout, les bras servent essentiellement à maintenir l’équilibre et aider à changer de direction. Les jambes jouent un rôle d’amortisseurs.
On désigne généralement par regular un individu qui se tient sur la planche pied droit en arrière. Les personnes se tenant pied gauche en arrière sont appelés goofy. Le pied arrière est généralement le pied sur lequel on prend appel lorsqu’on saute. Un surfeur regular donc qui mettra son pied gauche a l’avant sera frontside (face à la vague) sur une droite (vague qui déroule du pic vers la droite quand on est debout sur la planche), le même surfeur regular sera backside sur une gauche (qui déroule de droite à gauche). Pour un goofie c’est l’inverse.



Shortboard
La discipline la plus connue et la plus populaire se pratique sur des planches de 1,50 m à 2,00 m. En compétition, elle consiste à réaliser des figures dont la difficulté et la qualité d’exécution détermine le score du compétiteur. Le surfeur cherche généralement à chevaucher (ride en anglais) la vague parallèlement à sa face, en suivant la direction de son déferlement et en précédant celui-ci. On ne surfe la vague perpendiculairement à sa face qu’au départ (take-off) pour prendre de la vitesse. Sur certains spots, la puissance des vagues permet de surfer à l’intérieur du rouleau. Cette figure, appelée tube est l’une des plus spectaculaires du surf.

















Longboard
Se pratique avec des planches longues et épaisses et au nez arrondi. Celles-ci sont plus stables mais n’offrent pas autant de maniabilité que les planches plus courtes. Mais permettent par contre de surfer dans des conditions où les shortboards, du fait de son volume et donc de sa flottaison moindre, ne pourraient « porter » le surfeur.
Ce type de surf, favorisant la glisse au détriment de la radicalité des figures, nécessite une adaptation continue de la position du longboarder (nom donné aux surfeurs de longboard). Lorsque celui-ci sent sa vitesse se ralentir par rapport à la vague, il doit marcher vers l’avant de sa planche (ce qui s’appelle un « nose-ride ») afin d’y déplacer son centre de gravité et ainsi d’augmenter la vitesse de celle-ci et vice-versa.
La taille et la stabilité du longboard offre la possibilité au surfeur de prendre des poses très théâtrales sur la planche, seul ou en couple.



Les spots de surf



Le terme spot de surf désigne le lieu où les surfeurs pratiquent leur activité, il peut s’agir d’une vague, d’une plage ou d’un endroit qui s’en approche.
Les spots de surf sont de plusieurs types. On peut d’abord les classer en fonction du fond marin. On distingue ainsi les spots de récifs ou « reef-breaks », sur fond rocheux, des spots sur fond sableux, les « beach-breaks ».
Les fonds rocheux produisent des vagues appréciées et craintes par les surfeurs car elles ont toujours à peu près la même configuration, sont généralement creuses et puissantes avec un niveau d’eau peu profond. C’est le cas par exemple de la célèbre vague de Pipeline, sur la côte nord de l’île d’Oahu, à Hawaï. La houle du Pacifique nord se lève brutalement sur un corail mort et provoque une volute très large. La vague est courte, mais très intense. Une seule manœuvre est possible : le tube (le surfeur se laisse enfermer quelques secondes au creux de la volute). La vague est si violente qu’il n’est pas rare de heurter le récif. C’est la raison pour laquelle certains surfeurs, et pas les moins talentueux comme Liam Mac Namara, un habitué du spot, portent une protection.
Les fonds rocheux permettent de tenir le gros, c’est-à-dire qu’ils autorisent à des houles de forte amplitude et avec des grandes longueurs d’ondes de produire des vagues très grosses et surfables. C’est le cas de Jaws, sur l’île de Maui à Hawaï, de Maverick au nord de Santa Cruz ou plus récemment de Shipstern Bluff en Tasmanie. Ces spots sont célèbres pour leurs vagues gigantesques, qui peuvent atteindre ou dépasser les 10 ou 15 mètres. Les adeptes de ces spots hors normes sont appelés les Big waves riders.
Dans certains cas les spots à fond rocheux créent des vagues qui déroulent sur une très grande distance, parfois plusieurs centaines de mètres. Ce sont des point breaks. La houle diffracte le long du récif, c’est-à-dire qu’elle change de direction au contact de la masse rocheuse. La zone de déferlement se fait donc uniquement sur ce point de contact. La vague déroule très régulièrement et sa volute y est particulièrement violente car les crêtes de houle convergent vers ce point où l’eau est peu profonde. Les vagues d’un point break sont orientées dans une seule direction. Quand elles déroulent vers la gauche du surfeur lorsqu’il regarde la plage on parle de vagues en gauche et inversement pour la droite. Ces spots se situent souvent le long de caps rocheux, c’est le cas de la droite de Rincon en Californie ou de l’incroyable gauche de Desert Point à Lombok (Indonésie). Ils sont aussi souvent présents le long des passes de récifs coralliens. C’est le cas de Saint Leu à la Réunion. Ici la houle vient du sud ouest alors que le récifs est orienté vers l’ouest puis le nord-est dans la passe. La houle se lève au large et offre au surfeur une première section relativement tranquille. Puis rapidement elle tourne pratiquement à 90 degrés en suivant le corail au moment d’entrer dans la passe. Cet instant est attendu avec angoisse et excitation par le surfeur, car la vague double de taille, le niveau de l’eau devient très faible et la volute s’agrandit tandis que la lèvre prend de l’épaisseur. C’est la section à tube qu’on appelle le bowl. Après ce passage il reste encore une centaine de mètres à glisser sur des sections plus molles, mais qui déroulent toujours bien régulièrement vers la gauche.
Les beachbreaks offrent des vagues généralement plus aléatoires, car ces spots dépendent de bancs de sable, qui par nature sont mobiles. Ainsi leur zone de déferlement est moins définie et moins stable que sur les fonds rocheux. En revanche, sur les meilleurs spots de sable, on trouve des vagues courtes mais très creuses. Les phénomènes de point breaks ne sont pas inexistants pour les beachbreaks, mais plus rares. Mundaka au Pays Basque espagnol ou surtout Snapper Rock ou Kirra en Australie sont les exemples les plus connus. Les beachbreaks tiennent moins bien le gros que les spots de récifs. Généralement, ils saturent au-delà de trois ou quatre mètres, rendant la pratique du surf impossible. Les vagues ne déroulent plus mais forment des longs murs d’eau qui s’écroulent brutalement en un seul tenant. On dit que les vagues ferment. Le spot de La Nord à Hossegor, ainsi que celui de Puerto Escondido au Mexique ou de Mundaka en Espagne sont les rares exceptions ; on peut y surfer des vagues de cinq mètres et parfois plus. Les plus beaux beachbreaks se situent dans les Landes en France, autour du Cap Hatteras aux États-Unis et à Puerto Escondido dans l’état de Oaxaca au Mexique. Sur ces spots les bancs de sable ont beaucoup de relief, ils offrent ainsi des zones de déferlement bien marquées.



Quelques dates :
– 1778 : découverte du surf par Cook
– 1956 : arrivée du surf en France
– 1959 : premier club français de surf (Waikiki Surf Club)
– 1964 : la fédération française de Surf et Skate voit le jour
– 1970 : premiers championnats du monde professionnels.
– 1971 : première utilisation d’un leash par Hennebutte
– 1976 : premier circuit pro
– 1978 : invention des Twin-fins par Mark Richards.
– 1982 : Les tri-fins de Simon Anderson débarquent… Simon Andersen a inventé le concept de 3 ailerons de la même taille ! le concept de trifin date de la fin des années 60 !



On attend la vague…







Sources : www.surf4all.net (auteur : Mayo) – http://fr.wikipedia.org/wiki/Surf – http://bogasurf.blogspot.com – http://aesbiarritz.com/ – http://surfperth.com.au/Rob_Burford_Shortboard.htm –